Stéphane Perrin et le parcours qui a amené à créer Handstand Pro
Cette page existe pour une raison simple : les articles de ce site proposent une méthode, voici de quoi en savoir plus sur qui la propose, ce que j'ai réellement pratiqué et où j'en suis.
Je vous préviens tout de suite, c'est un peu long, j'y raconte à peu près tout dans l'ordre.
Plus de six ans de gym, un bon niveau mais je ne savais pas tenir un handstand longtemps
J'ai commencé la gymnastique en club vers 8 ans, pendant un peu plus de 2 ans (j'y ai rencontré ma meilleure amie qui se reconnaitra) j'ai arrêté, repris quelques années plus tard, arrêté encore, et repris étant jeune adulte : à peu près deux ans à chaque fois. Très jeune, j'avais un bon niveau au sol et aux agrès, un peu de barres parallèles, et des barres asymétriques puisque le cours était très majoritairement féminin (la souplesse m'est restée, le reste beaucoup moins).
Et pourtant je ne savais pas tenir longtemps un handstand. Ça surprend tout le monde, mais dans un cours de gym le handstand n'est pas une compétence qu'on travaille pour elle-même, c'est une figure parmi d'autres, une position de passage, on vous en demande trois à cinq secondes le temps d'enchaîner, et ce n'était pas vraiment un objectif d'apprendre à y rester. On peut donc faire de la gym pendant des années sans avoir une parfaite maîtrise de l'équilibre sur les mains, ce qui est exactement mon cas.
Les années décousues
Ensuite il y a eu une longue période de pratique en pointillé : à l'occasion de quelques voyages, sur la plage ici et là, un peu à la salle, un peu chez moi. Vers mes 30 ans, pendant un voyage en Thaïlande, je m'y suis mis plus sérieusement, en abordant le handstand comme je vois l'escalade, c'est-à-dire une discipline de compétences qu'on travaille les unes après les autres pour mieux maîtriser son corps. J'ai alors suivi des cours plus assidûment et des tutoriels avec de gros progrès à la clé de cette régularité.
Mais si je reste honnête, ma pratique est restée très décousue, avec des périodes assidues de deux à six mois maximum et de longs creux entre. Cependant j'ai toujours gardé un goût pour cette pratique.
Le 15 février 2023, une minute
Pour la petite histoire, à une période où j'en avais fait un de mes objectifs prioritaires, j'ai travaillé à peu près trois mois, quatre à cinq séances par semaine. J'avais renforcé et mieux structuré ma pratique et aussi mis l'accent sur le renforcement des épaules (mon entourage a remarqué une belle prise de masse d'ailleurs).
Améliorant mon record petit à petit, le pic a été le 15 février 2023 : j'ai tenu une minute.
J'avais 36 ans. La vidéo existe et je l'ai toujours. Je la publierai ici prochainement.
Pourquoi j'ai arrêté juste après
La vie et les priorités. Ça peut paraître étrange d'arrêter au meilleur moment, et il n'y a eu aucune vraie décision, seulement trois choses qui se sont additionnées.
Pour continuer à progresser après une minute, il fallait passer à de nouvelles figures, donc changer de travail et pas seulement tenir plus longtemps. Je me suis mis à la course à pied dans la même période et le temps disponible n'est pas extensible. Et surtout, il y a une raison beaucoup plus bête que les deux autres : les exercices que je devais travailler ensuite, le 7 et le single leg 7, demandent d'appuyer un pied à l'envers à hauteur de hanche, et je n'avais ni box, ni planche, ni muret à cette hauteur là où je m'entraînais. Le manque de support m'a fait lâcher. Je le raconte parce que je suis convaincu que beaucoup de gens arrêtent pour des raisons de ce genre, pas par manque de motivation.
L'app, cinq ans d'idée avant la première ligne de code
L'idée de Handstand Pro est là depuis 2021 environ, et depuis le début c'est la même : un Duolingo du handstand, quelque chose qui structure une pratique personnelle avec des niveaux, des programmes et des critères de passage chiffrés. J'avais déjà les fonctionnalités en tête, le design et les exercices des années avant d'écrire quoi que ce soit en ligne de code.
En juillet 2024, je suis entre deux emplois, je commence à m'amuser avec Claude pour voir ce qu'il vaut sur du développement iOS, et en quelques jours j'obtiens un prototype qui me sert déjà à moi et ma pratique. J'en parle sur mon compte Instagram et une dizaine de personnes se manifestent et participent à une cagnotte pour me payer la licence développeur Apple. Avec cela, j'ai pu leur proposer une version alpha en test (le groupe WhatsApp de ces dix-là existe toujours big up à eux aussi !).
Leurs retours à l'époque : le parcours structuré pour progresser les aide vraiment, et il manquait des vidéos de démonstration, ce qui rendait certains exercices et certaines positions complexes difficiles à comprendre (c'est une partie importante de la version actuelle rebootée).
Et puis la fin de l'été 2024 arrive et tout tombe en même temps : je change de boulot, je me mets en couple, on cherche un appartement, des travaux, un déménagement. Le prototype ne bouge plus pendant presque deux ans. À l'été 2025 je fais une mise à jour pour que les dix puissent continuer à s'en servir, mais le développement ne repart pas pour autant.
Mi-juin 2026, la troisième tentative, cette fois c'est la bonne
Une fois posé dans le nouvel appartement, en pleine première canicule, j'ai repris le développement et la pratique le même mois. Le fait de faire les deux ensemble m'engage et me motive. Trois semaines après la reprise j'étais à 10 secondes environ, puis 20, puis 25, et à la date où j'écris ces lignes début août 46 secondes. Ca remonte bien à mesure que le développement de l'app avance.
Je donne ces chiffres personnels, pour chacun en fonction de son passé et son état de forme ils seront différents.
Attention à ne pas se sur-entraîner : Fin juillet 2026, un mois et demi après la reprise, ma main droite a commencé à fatiguer sérieusement et j'ai dû m'arrêter quelques jours. La cause était simple et entièrement de ma faute : je bâclais mes échauffements voire n'en faisais pas du tout avant de filmer quelques tentatives pour faire des stories. Depuis, les rotations et les flexions de poignets sont systématiques.
Où j'en suis aujourd'hui
J'ai 40 ans et 5 kg de plus qu'au moment de mon record. Je m'entraîne quatre à six fois par semaine, sur des séances de dix à vingt minutes, presque toujours le matin avant de travailler, un peu plus tard le week-end et pendant les vacances.
En ce moment je travaille à retrouver le sens de l'équilibre et une meilleure ouverture d'épaules, qui est correcte sans être excellente et qui reste ma limite, et je travaille aussi mon tuck. J'ai progressé sur la tenue en équilibre libre pieds serrés. Je continue d'aller au mur, notamment le chest to wall, autant pour renforcer mes épaules que pour ma ligne et mon ouverture, et j'aime beaucoup l'équilibre en split ainsi que les toe taps au mur avec les mains posées assez loin, que je trouve fantastiques pour progresser.
Ce que j'ai appris et qui ne se trouve pas dans les tutoriels
Ce qui m'a pris le plus de temps, sur quoi je travaille encore au moment où j'écris cette page, c'est de trouver la juste dose d'énergie dans les corrections. Il faut du temps de pratique pour que ces ajustements deviennent presque inconscients, et c'est la vraie raison pour laquelle je recommande des séances courtes et fréquentes.
Sur la régularité, j'ai fait les deux et le résultat est sans ambiguïté. Quand je suis consistant, au moins quatre à cinq fois par semaine même sur de petites séances, je fais mes plus gros progrès. Quand je me dis que j'en ferai de temps en temps sans vrai programme, j'ai systématiquement régressé, et je parle bien de régression.
Sur les cours en groupe, ça dépend entièrement du niveau. J'en ai suivi plusieurs où il y avait énormément de débutants, ce qui me donnait une heure de pratique sans rien apprendre de particulier, alors qu'avec des professeurs avancés j'ai eu des conseils très utiles et découvert des exercices que j'intègre depuis dans ce que propose l'app.
A propos du poirier : je n'en fais pas ou alors très rarement. J'ai fait quelques inversions en cours de yoga, poirier compris, je trouve ça intéressant et ça travaille des choses réelles, mais je ne pense pas que ce soit nécessaire pour apprendre le handstand.
Ce que ma pratique change dans l'application
La logique de l'app est la même qu'en 2024, tout le reste a changé, le design en entier. Ma pratique guide les choix, en particulier le fonctionnement des chronomètres, parce que je m'en sers moi-même tous les jours pour mon propre entraînement et que je vois immédiatement ce qui me gêne. Étant passionné d'Apple et assez geek, je suis les conférences développeurs depuis longtemps, ce qui me permet d'intégrer les nouveautés d'iOS quand elles servent vraiment à quelque chose, par exemple les Live Activities pour suivre un timer quand l'app n'est pas au premier plan.
Et bonus, l'engagement que j'ai pris publiquement le 31 juillet 2026 : 500 abonnés payants au 31 décembre 2026. C'est ambitieux, et l'écrire quelque part le rend plus difficile à repousser.
Sur l'écriture de ce site
Les choix de méthode, les exercices, les critères de passage et les chiffres de ces pages sont de moi et viennent de ma pratique. Pour la prose, j'ai été bien aidé par mon ami Claude, je préfère l'assumer clairement. Si une formulation vous semble fausse vous pouvez me le dire !
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